KELLY LIN (participante de première année, en poste jusqu’en juin 2026)
Que pensez-vous de votre expérience jusqu’à maintenant?
K. L. : Mon expérience est incroyablement enrichissante. J’ai eu le privilège de collaborer avec certains des musiciens les plus talentueux de l’industrie et avec des orchestres canadiens de renom, et j’ai pu profiter des précieux conseils de leurs équipes de planification artistique. Ce programme m’a transformée sur les plans musical et professionnel en me permettant d’acquérir les compétences dont j’ai besoin pour mener, pour exercer de l’influence et pour être un vecteur de changement positif au sein du milieu de la musique au Canada. Je suis reconnaissante d’avoir la possibilité de parfaire mes habiletés de direction d’orchestre et de compter de grands musiciens parmi mes mentors, ce qui a beaucoup contribué au
développement de ma carrière.
Que pensez-vous de l’opposition entre l’identité de l’interprète et les intentions du compositeur?
K. L. : En musique classique, il y a l’idée que les musiciens doivent s’oublier pour plonger dans les idées et les intentions du compositeur. Toutefois, je crois que chaque musicien apporte une couleur et un angle d’interprétation uniques, infusant la musique de fraîcheur et d’individualité. Cette touche personnelle ajoute de la profondeur et du mystère à des pièces connues, ce qui permet aux spectateurs de découvrir un même chef-d’œuvre à plusieurs reprises à travers l’interprétation de différents musiciens.
JENNIFER TUNG (participante de troisième année, en poste jusqu’en juin 2024)
Que pensez-vous de votre expérience jusqu’à maintenant?
J. T. : C’est une expérience à la fois intense et merveilleuse qui m’a directement ou
indirectement permis de vivre des moments inoubliables, dont les suivants :
● j’ai dirigé des premières mondiales de Brian Current, Rodney Sharman et Anna Pidgorna;
● j’ai dirigé des prestations du Kamloops Symphony, du Calgary Philharmonic, du Kingston Symphony et du Symphony Nova Scotia;
● j’ai rencontré des grands noms de l’industrie, comme Dame Jane Glover, Karen Kamensek, Alexander Shelley et Gemma New.
Que pensez-vous de l’opposition entre l’identité de l’interprète et les intentions du compositeur?
J. T. : Je crois qu’il est essentiel d’explorer (le contexte historique) pour bien comprendre les intentions du compositeur, mais ça ne veut pas dire que notre identité ne compte pas.
L’interprétation d’une œuvre d’art doit toujours passer par le filtre de nos perspectives et de notre identité, mais toutes nos décisions et tous nos angles d’interprétation doivent reposer sur des décisions éclairées.
MARIA FULLER (participante de deuxième année, en poste jusqu’en juin 2025)
Que pensez-vous de votre expérience jusqu’à maintenant?
M. F. : En plus de faire mes débuts avec de grands ensembles, comme les orchestres de
Victoria, Winnipeg, Kingston, Hamilton, Kamloops et Calgary, ainsi qu’avec New Music Concerts Toronto, le Royal Conservatory of Music et le Music Niagara Festival, j’ai eu l’honneur cette année de figurer parmi les finalistes du concours Fitelberg International Competition, qui s’est tenu à Katowice, en Pologne. On m’a par la suite confié plusieurs mandats de cheffe et de répétitrice. D’ailleurs, je suis actuellement en Pologne, où je dirige un ballet et me prépare à diriger les répétitions de Hansel et Gretel! Je serai de retour en Pologne en novembre et ferai un passage à l’Opéra d’État de Prague en février. Enfin, je célèbre cette année mon premier anniversaire à titre de directrice musicale fondatrice de l’Ammolite Opera de Calgary.
Que pensez-vous de l’opposition entre l’identité de l’interprète et les intentions du compositeur?
M. F. : Tout dépend de ce que veut le musicien : veut-il que sa personnalité disparaisse? La musique est un merveilleux lieu d’abandon, tant pour le musicien que pour l’auditoire. Une grande partie de moi souhaite se fondre dans les intentions du compositeur. Je ne peux certainement pas généraliser, car la question de l’identité est vaste et complexe, mais quand j’interprète un morceau au piano, l’identité présente sur scène est la mienne. Et l’esprit présent sur scène est le mien, peu importe comment cette identité, cette vérité, est perçue. Cela dit, je dois d’abord me rappeler de ne pas paniquer, puis de sourire et d’être la meilleure hôtesse et la meilleure ambassadrice possible. Je ne dois pas disparaître, je dois évoluer.
MONICA CHEN (participante de première année, en poste jusqu’en juin 2026)
Que pensez-vous de votre expérience jusqu’à maintenant?
M. C. : Grâce au programme Women in Musical Leadership, j’ai pu découvrir différents orchestres et chefs d’orchestre du Canada. En général, les chefs adjoints interagissent uniquement avec l’orchestre auquel ils sont affectés pendant la durée de leur mandat. Grâce au Tapestry, j’ai la chance de voyager et d’apprendre auprès de différents orchestres et de différentes personnes. Je trouve très enrichissant d’être exposée aux fonctions, aux moments forts, au processus de programmation, aux problèmes et aux imprévus de chaque orchestre, d’être témoin du processus de répétition et de discuter avec chaque chef d’orchestre.
Que pensez-vous de l’opposition entre l’identité de l’interprète et les intentions du compositeur?
M. C. : Je pense que l’objectif du chef d’orchestre est de se faire le porte-parole du compositeur. Malgré toute l’information sur la partition, il est impossible de communiquer pleinement chaque intention du compositeur, ce qui ouvre la porte à une certaine interprétation. Au bout du compte, même si nous tentons de rendre fidèlement le contenu de la partition, une certaine touche personnelle s’immisce inévitablement. Personnellement, toutes mes pensées sont tournées vers le compositeur, mais mes expériences personnelles m’aident à interpréter l’émotion et l’histoire qui se cache derrière les notes et les portées.




